**L’Espagne s’est qualifiée mardi pour la finale de la Coupe du monde 2026 en s’imposant 2-0 face à la France en demi-finale, au Dallas Stadium. Ce succès, obtenu grâce à des buts de Mikel Oyarzabal et Pedro Porro, rapproche la Roja d’un deuxième sacre mondial, douze ans après celui décroché en Afrique du Sud.
La sélection espagnole a validé son billet pour la finale de la Coupe du monde FIFA 2026 en dominant l’équipe de France mardi soir, dans le cadre de la deuxième demi-finale de la compétition organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Les hommes de Luis de la Fuente ont maîtrisé l’essentiel des débats face à un adversaire pourtant annoncé comme légèrement favori avant le coup d’envoi, selon les pronostics qui circulaient dans la presse sportive internationale.
Un penalty à la demi-heure, un break signé Porro en seconde période
L’ouverture du score est venue d’une action initiée par Lucas Digne, devancé par Lamine Yamal à l’entrée de la surface française. Fauché dans sa course, l’attaquant du FC Barcelone, qui fêtait la veille son dix-neuvième anniversaire, a obtenu un penalty transformé par Mikel Oyarzabal à la 22e minute, le gardien français Mike Maignan ne pouvant rien faire sur cette frappe. Cette victoire confirme la mue tactique amorcée par la Roja depuis plusieurs années : une équipe capable de conjuguer maîtrise du ballon et efficacité devant le but, loin de l’image d’un jeu de possession stérile qui lui était parfois reprochée.
L’Espagne a poursuivi sa domination après la pause et a fini par la concrétiser à la 58e minute. Pedro Porro a conclu une combinaison à deux touches avec Dani Olmo avant de surgir seul face à Mike Maignan et de placer le ballon dans la lucarne basse. Ce deuxième but a mis la France dans l’obligation de prendre des risques supplémentaires pour espérer revenir au score.
Une France réduite aux contres de Mbappé face à une Roja qui impose son tempo
L’équipe de France s’est appuyée sur la vitesse de Kylian Mbappé pour tenter de surprendre la défense espagnole en contre-attaque, une stratégie qui a longtemps limité les espaces sans jamais véritablement inquiéter Unai Simón. Didier Deschamps a procédé à plusieurs changements offensifs en cours de match, faisant entrer Désiré Doué et Rayan Cherki à la place de Bradley Barcola et Michael Olise, dans l’espoir de relancer une attaque française trop rarement dangereuse. Ces ajustements n’ont toutefois pas suffi à inverser le rapport de force installé par les Espagnols dès le premier quart d’heure.
Une défense verrouillée par Laporte et Cubarsí jusqu’au coup de sifflet final
Dans les dernières minutes, l’équipe de France a intensifié la pression pour tenter de réduire l’écart. La charnière centrale espagnole, composée d’Aymeric Laporte et de Pau Cubarsí, a néanmoins conservé sa solidité jusqu’au terme de la rencontre, tandis qu’Unai Simón s’est montré à son avantage dans les sorties aériennes et le traitement des ballons longs. L’Espagne a ainsi conservé sa cage inviolée sur l’ensemble de la demi-finale, un élément qui pèse dans la perspective de la finale à venir.
Oyarzabal rejoint le cercle très fermé des meilleurs buteurs espagnols
Le penalty transformé mardi porte à trente le nombre de buts inscrits par Mikel Oyarzabal sous le maillot de la Roja, un total qui le place désormais au sixième rang des meilleurs buteurs de l’histoire de la sélection. Il devance ainsi des joueurs comme David Silva, crédité de trente-cinq réalisations, tout en restant derrière Álvaro Morata (37 buts), Fernando Torres (38), Raúl (44) et David Villa, meilleur buteur historique avec 59 buts. L’attaquant de la Real Sociedad a par ailleurs inscrit dix-huit buts lors de ses vingt dernières apparitions internationales, une statistique qui traduit sa montée en puissance à l’approche de la fin de la compétition.
Une finale programmée dimanche à New York face à l’Angleterre ou l’Argentine
L’Espagne affrontera en finale, dimanche prochain au stade de New York/New Jersey, le vainqueur de la seconde demi-finale opposant l’Angleterre à l’Argentine. Une victoire dans cette finale offrirait à la Roja un deuxième titre mondial, seize ans après celui remporté en 2010 en Afrique du Sud sous la direction de Vicente del Bosque. Luis de la Fuente a salué le parcours collectif de son groupe après la rencontre. « Ces joueurs rendent le difficile facile », a-t-il déclaré au micro de RTVE, évoquant un projet bâti depuis plusieurs années autour d’une idée de jeu clairement définie.
Du côté français, Didier Deschamps a reconnu les insuffisances de son équipe face à une formation espagnole jugée supérieure sur l’ensemble du match. « Nous n’étions pas au niveau requis », a-t-il admis en conférence de presse, pointant des largesses techniques dans la relance qui ont facilité la tâche des Espagnols. L’équipe de France quitte ainsi la compétition au stade des demi-finales, tandis que l’Espagne poursuit sa quête d’un second sacre mondial dimanche, face à l’un des deux finalistes de la Copa America qui s’affronteront pour la seconde place en finale.
Sources
- FIFA.com – Compte-rendu du match Espagne-France, demi-finale de la Coupe du monde FIFA 2026™
https://www.fifa.com/ar/match-centre/match/17/285023/289290/400021541 – consulté le 15 juillet 2026 - FIFA.com – Page officielle de la Coupe du monde FIFA 2026™ (Canada, Mexique, États-Unis)
https://www.fifa.com/ar/tournaments/mens/worldcup/canadamexicousa2026 – consulté le 15 juillet 2026 - RTVE – Déclarations de Luis de la Fuente, sélectionneur de l’Espagne, après la demi-finale contre la France – consulté le 15 juillet 2026
- FIFA.com – Statistiques individuelles de Mikel Oyarzabal en sélection espagnole, publiées à l’issue de la demi-finale – consulté le 15 juillet 2026
Karim Haddad
