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jeudi, janvier 15, 2026

Trump ordonne l’enlèvement de Maduro: un tournant pour l’ordre international

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Ordre international : Trump, Maduro et le retour du fait accompli

L’opération militaire américaine ayant conduit à l’arrestation de Nicolás Maduro au Venezuela, samedi 3 janvier 2026, suscite une onde de choc mondiale. L’action revendiquée par Donald Trump ravive les tensions autour du droit international et du système multilatéral né après 1945.

Une intervention spectaculaire aux conséquences diplomatiques immédiates

Le président américain Donald Trump a confirmé samedi une intervention armée d’envergure au Venezuela ayant abouti à la capture du président Nicolás Maduro, transféré depuis vers les États-Unis pour y être jugé. L’opération, menée sans mandat international, a provoqué de vives réactions à travers le monde.

Le gouvernement brésilien a dénoncé une “atteinte inacceptable à la souveraineté”, tandis que la Chine a condamné une violation manifeste du droit international. L’ONU a convoqué en urgence une réunion du Conseil de sécurité, et son secrétaire général, António Guterres, a mis en garde contre un “dangereux précédent”, selon les agences Reuters et The Guardian.

Un précédent qui défie la Charte de l’ONU

Depuis 1945, la Charte des Nations unies interdit le recours à la force, sauf en cas de légitime défense ou d’autorisation du Conseil de sécurité. Dans le cas du Venezuela, plusieurs experts en droit international, cités par la presse anglo-saxonne, estiment qu’aucune justification légale ne peut être invoquée. L’argument avancé par Washington — celui de la légitime défense — est jugé “faible et non fondé”.

Ce geste marque une rupture : la puissance américaine agit désormais comme si les règles internationales ne s’appliquaient plus, confirmant une érosion du cadre multilatéral au profit d’une logique de “fait accompli”.

Trump et la remise en cause du multilatéralisme

Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a multiplié les décisions de retrait des institutions internationales.
Parmi elles :

  • Le retrait de l’Accord de Paris sur le climat, effectif le 27 janvier 2026.
  • La sortie officielle de l’Organisation mondiale de la santé, prévue pour le 22 janvier 2026.
  • L’annonce du départ des États-Unis de l’UNESCO d’ici décembre 2026.
  • Le désengagement du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Ces décisions traduisent une diplomatie unilatérale et transactionnelle, où les États-Unis se réservent le droit de s’extraire des cadres collectifs dès qu’ils deviennent contraignants.

Le droit international fragilisé par les rapports de force

La crise vénézuélienne intervient alors que le droit international traverse déjà une période de forte contestation. Dans le dossier de Gaza, les arrêts de la Cour internationale de justice sont restés peu suivis d’effets, tandis que la Cour pénale internationale a émis en 2024 des mandats d’arrêt contre des dirigeants israéliens, dont Benjamin Netanyahou.

Malgré ces décisions, les États-Unis ont continué de soutenir militairement et diplomatiquement Israël, y compris à travers des ventes d’armes et des vetos au Conseil de sécurité, illustrant une hiérarchie implicite des normes selon les alliances.

Vers un monde sans arbitre

Les analystes redoutent qu’une telle évolution ne consacre un retour à la loi du plus fort, avec plusieurs conséquences :

  • Normalisation de la guerre préventive et des interventions unilatérales.
  • Accélération de la course aux armements, notamment nucléaires.
  • Militarisation accrue de l’économie mondiale, entre sanctions et embargos.
  • Affaiblissement des institutions globales comme l’OMS ou les Accords de Paris.
  • Renforcement d’empires régionaux, chacun imposant ses règles sur son aire d’influence.

L’Europe face à un dilemme stratégique

Face à cette dynamique, l’Union européenne se retrouve confrontée à un choix :
soit demeurer spectatrice et se limiter aux condamnations symboliques ; soit assumer un rôle de puissance normative, en renforçant la cohérence entre sa diplomatie, ses politiques commerciales et son soutien aux juridictions internationales.

Pour plusieurs diplomates européens, cela passe par une autonomie stratégique réelle, un usage conditionné de la puissance économique et la formation de coalitions de conformité capables de défendre les règles du jeu collectif.

ALG247.COM

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