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jeudi, janvier 15, 2026

Le sionisme, un racisme structurel au cœur du conflit israélo-palestinien

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Le sionisme, un racisme structurel au cœur du conflit israélo-palestinien

Le sionisme, en tant que projet politique de création d’un État juif en Palestine, repose sur une discrimination inhérente qui privilégie un groupe ethnique au détriment d’une population autochtone. Cette idéologie, ancrée dans une logique colonialiste, s’est traduite par des expulsions massives, des lois discriminatoires et, aujourd’hui, par des opérations militaires qualifiées de génocidaires par des organisations internationales de premier plan.

Origines coloniales et Nakba fondatrice

Dès ses débuts au XIXe siècle, le sionisme envisageait la Palestine comme une terre à « coloniser » pour y établir une majorité juive. Theodor Herzl, père du mouvement, écrivait en 1895 dans son journal qu’il faudrait « expulser la population indigente au-delà de la frontière » par des décrets, tout en posant l’État juif comme un « rempart de la civilisation européenne contre l’Asie ». Cette vision essentialiste oppose civilisation et barbarie, Juifs supérieurs et Arabes inférieurs.

En 1948, la Nakba concrétise cette logique : plus de 750 000 Palestiniens fuient ou sont expulsés, des centaines de villages rasés. La déclaration d’indépendance israélienne promettait l’égalité des droits, mais la loi du retour accorde immédiatement la citoyenneté à tout Juif mondial, tandis que les réfugiés palestiniens en sont exclus à perpétuité. Ce double standard racialise la nationalité : le sang juif prime sur le droit du sol.

Un apartheid institutionnalisé

Aujourd’hui, Israël maintient un régime de suprématie juive sur l’ensemble du territoire contrôlé, de la mer au Jourdain. Amnesty International, Human Rights Watch et B’Tselem le qualifient d’apartheid : domination systématique d’un groupe racial sur un autre par l’oppression. En Cisjordanie, 3 millions de Palestiniens vivent sous loi militaire, tandis que 700 000 colons juifs jouissent du droit civil. À Gaza, 2 millions d’habitants subissent un blocus qualifié de « punition collective » depuis 2007.

La loi fondamentale de 2018, « État-nation juif », achève la déshumanisation juridique des palestiniens : l’autodétermination est « unique au peuple juif ». Près de la moitié des personnes sous contrôle israélien – Palestiniens – ne votent pas pour leurs dominateurs, uniquement parce qu’ils ne sont pas juifs.

Déshumanisation verbale et génocide en cours

Les dirigeants sionistes ont toujours cultivé un discours raciste. Golda Meir, Premier ministre, déclarait : « Nous pouvons pardonner aux Arabes de tuer nos enfants. Nous ne pourrons jamais leur pardonner de nous obliger à tuer les leurs. » Cette phrase pose le Juif israélien comme par définition, enclin au pardon, plein d’humanité au point même de pardonner la mort de son propre enfant, mais incapable de tolérer l’existence palestinienne, dont les enfants ne méritent pas la même compassion – une déshumanisation assumée.

David Ben-Gurion prônait l’expulsion des Arabes ; Yoav Gallant, en 2023, qualifiait les Gazaouis d’« animaux humains ». Ces mots préparent le terrain aux guerres récentes contre les civils palestiniens. Depuis octobre 2023, plus de 45 000 morts à Gaza, selon l’ONU, avec une destruction massive d’hôpitaux, écoles et logements. La Cour internationale de justice (CIJ) a ordonné en janvier 2024 à Israël de prévenir un génocide plausible, suite à la plainte sud-africaine. L’ONU, Amnesty et Human Rights Watch évoquent des actes génocidaires et crimes de guerre: famine induite, bombardements indiscriminés.

Soutien occidental complice

Des pans entiers des élites occidentales, héritières du colonialisme, soutiennent inconditionnellement ce système d’apartheid. Washington fournit 3,8 milliards de dollars annuels d’armes, oppose son véto à près de 45 résolutions ONU critiques d’Israël depuis 1972. Paris et Berlin ferment les yeux et fournissent aussi armes et munitions à l’armée coloniale israélienne, invoquant un antisémitisme spectral pour étouffer les critiques. Cette alliance violente perpétue un racisme d’État, où la vie palestinienne vaut moins que la sécurité juive.

Vers une reconnaissance universelle du racisme sioniste

Le sionisme n’est pas un simple nationalisme : il discrimine par origine ethnique, expulse, ségrège et tue pour préserver une pureté démographique.

Les sondages israéliens – 82% des israéliens sont pour l’expulsion des Gazaouis en 2025, contre 48% pour celle des Arabes en 2016 – révèlent une société imprégnée de suprémacisme. Face aux génocides successifs, le monde doit nommer le système israélien pour ce qu’il est : un racisme structurel, condamné jadis par l’ONU en 1975 via la résolution 3379.

ALG247.COM

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