Selon le dernier rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), le Maroc est devenu le premier importateur d’armes du continent africain sur les cinq dernières années. Cette dynamique repose sur une intensification des coopérations militaires avec plusieurs partenaires, dont Israël, désormais l’un des principaux fournisseurs de Rabat.
Une hausse marquée des importations
Le rapport du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) met en lumière la plus forte progression des importations d’armes en Afrique pour le Maroc sur la période récente. Référence mondiale du suivi des transferts d’armement, l’institut suédois place le royaume en tête du continent par volume d’acquisitions.
Cette tendance s’inscrit dans une modernisation accélérée des Forces armées royales. Depuis le début des années 2020, Rabat signe des contrats pour renouveler ses capacités en artillerie, défense aérienne, drones et systèmes de surveillance.
Les États-Unis restent le premier fournisseur. Israël occupe désormais la deuxième place, devant plusieurs acteurs européens traditionnels. Ce rééquilibrage voit émerger de nouveaux partenaires, alors que la France et les industriels européens dominaient jadis ce marché.
Un contrat clé avec Elbit Systems
Rabat a récemment conclu un important marché avec l’israélien Elbit Systems, spécialiste des technologies de défense. L’entreprise livrera 36 obusiers automoteurs Atmos 2000 à l’artillerie marocaine.
Montés sur camion, ces systèmes offrent une mobilité exceptionnelle et un tir rapide à longue portée. Déjà adoptés par plusieurs armées mondiales, ils figurent parmi les fleurons d’Elbit.
Ce contrat, l’un des plus conséquents avec une firme israélienne, succède à une série d’accords technologiques et sécuritaires. Elbit a devancé le franco-allemand KNDS, pourtant proposé avec son artillerie Caesar, bien implantée en Europe.
Un rapprochement amorcé en 2020
Les relations militaires entre le Maroc et Israël se sont développées depuis la normalisation diplomatique de décembre 2020, dans le cadre des accords d’Abraham soutenus par Washington. Ces liens officiels ont multiplié les coopérations bilatérales.
Des accords couvrent l’expertise, la formation, la cybersécurité et les technologies de défense. Rabat apprécie particulièrement les drones, la surveillance électronique et la défense antimissile, domaines où Israël excelle.
Ces partenariats complètent ceux noués traditionnellement avec les États-Unis et l’Europe. Washington fournit avions de combat, systèmes de défenseLe Maroc, premier importateur d’armes en Afrique selon le SIPRI
Selon le dernier rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), le Maroc est devenu le premier importateur d’armes du continent africain sur les cinq dernières années. Cette dynamique repose sur une intensification des coopérations militaires avec plusieurs partenaires, dont Israël, désormais l’un des principaux fournisseurs de Rabat.
Une hausse spectaculaire des importations
Le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), référence mondiale du suivi des transferts d’armement, souligne que le Maroc affiche la plus forte progression des importations d’armes en Afrique sur la période récente. Le royaume s’est ainsi hissé en tête du continent par volume d’acquisitions.
Cette tendance traduit une politique de modernisation accélérée des Forces armées royales. Depuis le début des années 2020, Rabat signe de multiples contrats pour renouveler ses capacités en artillerie, défense aérienne, drones et systèmes de surveillance.
Les États-Unis restent le premier fournisseur. Israël occupe désormais la deuxième place des livraisons d’équipements, devant plusieurs acteurs européens traditionnels. Ce rééquilibrage des sources d’approvisionnement s’éloigne progressivement de la domination française et européenne d’antan.
Un méga-contrat avec Elbit Systems
Parmi les deals récents, un contrat majeur lie le Maroc à l’israélien Elbit Systems, spécialiste des technologies de défense. L’entreprise livrera 36 obusiers automoteurs Atmos 2000 à l’artillerie marocaine.
Montés sur camion, ces systèmes allient grande mobilité et tirs rapides à longue portée. Déjà adoptés par plusieurs armées mondiales, ils figurent parmi les produits phares d’Elbit.
Cette commande marque l’une des plus grosses transactions entre Rabat et une firme israélienne. Elle suit une série d’accords technologiques et sécuritaires entre les deux pays. Elbit a battu le franco-allemand KNDS, pourtant proposé avec son Caesar, un succès commercial international.
Rapprochement amorcé en 2020
Les liens militaires entre le Maroc et Israël s’inscrivent dans la normalisation diplomatique de décembre 2020, via les « accords d’Abraham » soutenus par Washington. Ces relations officielles ont multiplié les coopérations bilatérales.
Depuis, des pactes couvrent l’expertise, la formation, la cybersécurité et les technologies de défense. Rabat cible particulièrement les drones, la surveillance électronique et la défense antimissile, domaines forts d’Israël.
Ces partenariats complètent les alliances traditionnelles avec les États-Unis et l’Europe. Washington fournit avions de combat, systèmes de défense et équipements high-tech en continu.
Contexte régional tendu
Les achats massifs du Maroc répondent à des équilibres sécuritaires fragiles au Maghreb. Tous les pays de la région modernisent leurs armées face aux nouveaux défis.
Les tensions autour du Sahara occidental pèsent lourd. Le Maroc contrôle la plus grande partie du territoire, disputé par le Front Polisario et soutenu par Alger. Ce conflit des années 1970 alimente la rivalité Rabat-Alger.
L’Algérie, autre gros importateur africain, se fournit surtout en Russie et en Chine, note le SIPRI. Au Sahel et en Afrique du Nord, terrorisme et groupes armés accentuent les besoins en défense et surveillance.
Enjeux industriels et stratégiques
Les acquisitions visent aussi un développement industriel local. Plusieurs contrats prévoient transferts de technologies pour bâtir une autonomie stratégique et s’insérer dans les chaînes de production mondiales.
Pour les industriels étrangers, le marché marocain offre des opportunités majeures. Les programmes couvrent artillerie à technologies numériques de renseignement.
La concurrence s’intensifie entre Occidentaux, Israéliens et Asiatiques. La victoire d’Elbit sur KNDS en témoigne.
Perspectives de coopération accrue
Les relations militaires de Rabat devraient s’élargir avec les futurs programmes d’équipement. Projets de défense et infrastructures font parler les spécialistes.
Le Maroc maintient exercices conjoints et opérations avec ses alliés, comme « African Lion » avec les États-Unis. Ces manœuvres boostent l’interopérabilité face aux crises régionales.
La diversification des fournisseurs définit la stratégie actuelle. En multipliant les partenaires, Rabat sécurise ses approvisionnements et accède à des technologies variées.
Le SIPRI insiste : l’Afrique du Nord reste un foyer dynamique de demande militaire. Le Maroc s’impose comme un acteur clé du continent en matière de défense.
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