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vendredi, février 20, 2026

Escalade des violences israéliennes en Cisjordanie et à Gaza

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Rédaction ALG247
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La rédaction d’ALG247 est un collectif éditorial spécialisé dans l’analyse et la couverture de l’actualité internationale, géopolitique et économique. Les articles sont produits selon une méthodologie journalistique fondée sur le recoupement des sources, la contextualisation et la hiérarchisation de l’information.

Les opérations militaires israéliennes s’intensifient en Cisjordanie occupée, tandis que Gaza reste sous le feu de critiques internationales pour des actes qualifiés de génocidaires par plusieurs rapports onusiens. Cette dynamique soulève des craintes d’une extension des violences, avec des destructions massives et des déplacements forcés qui redessinent les contours démographiques des territoires palestiniens.

Des frappes aériennes et des raids terrestres menés par les forces israéliennes ont visé le nord de la Cisjordanie ces dernières semaines, faisant plus de cinquante morts palestiniens selon le Bureau des droits de l’homme des Nations unies, dont nombre d’entre eux n’auraient posé aucune menace imminente. Dans les camps de réfugiés de Jénine, Nour Shams et Tulkarem, les destructions ont rendu ces zones quasi inhabitables, avec la démolition de dizaines de maisons et d’infrastructures vitales telles que des réseaux d’égouts et des canalisations d’eau sur plusieurs kilomètres. Par ailleurs, dans la bande de Gaza, un rapport récent du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, couvrant la période du 1er novembre 2024 au 31 octobre 2025, dénonce des conditions de vie délibérément imposées qui menacent l’existence même des Palestiniens en tant que groupe.

Ces actions s’inscrivent dans un contexte de violations persistantes du cessez-le-feu signé le 10 octobre 2025, avec 603 Palestiniens tués et 1 618 blessés en Gaza selon le ministère local de la Santé. En Cisjordanie, des incidents impliquant des colons protégés par l’armée ont conduit à la mort d’un jeune de 19 ans, Nasr Jamal Abuiam, touché par des tirs lors d’une attaque à Mukhmas, au nord-est de Jérusalem-Est occupée. Les autorités israéliennes poursuivent la démolition systématique de logements palestiniens, accentuant les déplacements de population.

Depuis l’attaque du Hamas contre le sud d’Israël le 7 octobre 2023, qui a fait environ 1 200 morts et 251 otages, les forces israéliennes ont intensifié leurs opérations à Gaza, entraînant au moins 64 964 décès selon le ministère de la Santé de Gaza, chiffre jugé fiable par l’ONU. Un rapport d’une commission d’enquête onusienne, présenté en octobre 2025, conclut que quatre des cinq actes génocidaires définis par la Convention sur le génocide ont été commis : tueries de membres du groupe, infliction de dommages corporels graves, création de conditions de vie destructrices et entraves aux naissances. Ces conclusions s’appuient sur les déclarations d’officiels israéliens et les schémas d’action des forces armées, incluant des attaques systématiques sur des sites religieux, culturels et éducatifs.

En Cisjordanie, plus de 800 Palestiniens ont été tués depuis octobre 2023, un rythme sans précédent, accompagné d’un record de détentions administratives sans procès ni charge. Les experts des droits humains, comme ceux de Human Rights Watch, relèvent une importation des pratiques vues à Gaza : destructions massives rendant des zones invivables, ce qui constitue des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et, dans certaines parties de Gaza, un nettoyage ethnique. Dès août 2024, le rapporteur spécial de l’ONU sur la Palestine alertait sur le risque que le « génocide » de Gaza ne s’étende à la Cisjordanie, citant une rhétorique et des modèles similaires.

Dans ce contexte, la famine s’est installée à Gaza, avec 463 morts par starvation en un an, dont 157 enfants, directement imputables au blocus israélien selon l’ONU. Les Palestiniens sont confrontés à un dilemme tragique : mourir de faim ou risquer la mort en cherchant de la nourriture, tandis que l’infrastructure civile restante est systématiquement pilonnée.

Les forces de sécurité israéliennes mènent ces opérations au nom de la lutte contre le Hamas et d’autres groupes armés, mais les rapports internationaux pointent un usage systématique de la force illégale, des détentions arbitraires et une oppression discriminatoire des Palestiniens. Le ministère israélien des Affaires étrangères rejette fermement les accusations de génocide portées par l’ONU, les qualifiant de « fausses et déformées ». Des médias et responsables israéliens ont publiquement endossé des discours évoquant un nettoyage ethnique en Cisjordanie, comme relevé dans des analyses d’Al Jazeera.

Du côté palestinien, le ministère de la Santé à Gaza et en Cisjordanie documente les victimes, tandis que des figures religieuses comme le cheikh Akramat al-Sabri dénoncent les restrictions imposées à la mosquée Al-Aqsa pendant le ramadan, avec des incursions de Juifs extrémistes autorisées. Les colons, souvent protégés par l’armée, participent activement aux violences, comme le vol de bétail et les tirs sur des agriculteurs à Mukhmas. Des organisations israéliennes telles que B’Tselem et Physicians for Human Rights Israel ont elles-mêmes conclu en juillet 2025 à un génocide en Gaza, étendu à plus petite échelle en Cisjordanie.

Les Nations unies, via des commissions dirigées par Navi Pillay, jouent un rôle central en documentant ces actes avec une intention génocidaire présumée, appelant à des enquêtes internationales. Amnesty International soutient ces constats, soulignant la destruction délibérée d’infrastructures hydriques comme un extermination partielle.

Ces opérations redessinent la démographie des territoires occupés, avec des démolitions et expulsions forcées qui visent, selon l’ONU, à transformer durablement Gaza et la Cisjordanie. En Cisjordanie, l’expansion des colonies, les restrictions de mouvement et la torture présumée en détention s’inscrivent dans un apartheid et une persécution qualifiés de crimes contre l’humanité par Human Rights Watch. Par ailleurs, les frappes sur des infrastructures critiques privent des centaines de milliers de personnes d’eau et d’assainissement, aggravant une crise humanitaire déjà critique.

À Gaza, le siège imposé a provoqué une famine annoncée, malgré des alertes répétées, transformant la nourriture en arme de guerre selon des analyses récentes. Les 67 000 morts palestiniens en deux ans, dont 20 000 enfants, marquent l’épisode le plus violent de l’histoire moderne palestinienne, comme l’a rappelé Drop Site News en octobre 2025. Ces enjeux touchent aussi Jérusalem-Est, où les tensions autour d’Al-Aqsa s’exacerbent pendant le ramadan.

Les tanks israéliens ont pénétré la Cisjordanie pour la première fois en vingt ans, signalant une escalade militaire sans précédent depuis 2002. Malgré le cessez-le-feu d’octobre 2025, les violations persistent, avec des raids comme celui à Tubas près de Jénine blessant grièvement deux jeunes hommes. La communauté internationale, via l’ONU, appelle à une cessation immédiate des hostilités, mais l’impunité persistante permet la poursuite des opérations.

Des ONG comme B’Tselem alertent sur une réplication des schémas de Gaza en Cisjordanie, avec des transferts forcés et des annihilations progressives. Le président américain Donald Trump, réélu en novembre 2024 et investi en janvier 2025, pourrait influencer la trajectoire via des plans critiqués pour leurs illégalités et leur occultation du génocide présumé. En février 2026, la situation reste volatile, avec des centaines de blessés récents et une reconstruction impossible tant que les destructions perdurent.

Depuis 1967, la Cisjordanie et Gaza sont occupées par Israël, avec des cycles de violence ponctués d’intifadas et d’opérations militaires majeures, comme celle de 2002 en Cisjordanie. L’attaque du 7 octobre 2023 a relancé un conflit asymétrique, où la supériorité technologique israélienne contraste avec la résistance palestinienne. Les accords d’Oslo des années 1990, censés mener à une solution à deux États, se sont enlisés face à l’expansion coloniale, multipliant les points de friction.

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