Un ex-général israélien avertit : une confrontation directe avec l’Iran serait « imminente »
L’ancien général Amir Avivi a affirmé qu’un affrontement direct entre Israël et l’Iran pourrait éclater prochainement. Ses déclarations surviennent alors que les États-Unis et Israël intensifient leur coordination militaire sur fond de tensions croissantes au Moyen-Orient.
Une alerte lancée depuis la Haute-Galilée
Lors du forum « Renforcer le Nord » organisé par le quotidien Israel Hayom fin janvier 2026, le général de brigade à la retraite Amir Avivi, président du Forum israélien pour la défense et la sécurité, a estimé que la situation sur la frontière nord « reste hautement explosive ».
« Le calme observé est une illusion ; une confrontation directe avec l’Iran est proche », a-t-il déclaré. Selon lui, la République islamique active ses alliés régionaux – du Liban au Yémen – pour préparer un éventuel conflit multilatéral impliquant plusieurs fronts.
Vers une stratégie plus offensive d’Israël ?
Amir Avivi a évoqué un changement de cap stratégique. « Israël pourrait frapper avant les États-Unis », a-t-il prévenu, indiquant qu’une opération préventive contre l’Iran ne viserait plus uniquement ses infrastructures nucléaires mais « la chute du régime lui-même ».
Il affirme que la disparition du pouvoir iranien entraînerait la désintégration de ses réseaux de milices dans la région. Sur le plan libanais, il a averti que « toute attaque du Hezbollah serait suivie de répliques jusqu’à son effondrement ».
Réactions officielles à Jérusalem et à Washington
Les propos d’Avivi ont suscité de nouvelles discussions politiques. Le bureau du Premier ministre israélien a indiqué qu’Israël « n’a aucun intérêt à une guerre régionale » mais « défendra sa population avec fermeté si nécessaire».
À Washington, le département d’État a rappelé son « engagement total en faveur de la sécurité d’Israël », tout en insistant sur la nécessité de « prévenir une spirale incontrôlée ». Selon Reuters, des réunions sécuritaires entre les armées israélienne et américaine se sont multipliées à la suite de ces déclarations.
Infographie : les fronts régionaux liés à l’Iran
Zones d’activité des forces pro-iraniennes selon les rapports de l’INSS (2025) :
- Liban : Hezbollah, environ 150 000 roquettes dirigées contre Israël.
- Syrie : Milices chiites et unités du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI).
- Irak : Forces du Hachd al-Chaabi, intégrées à l’appareil d’État mais proches de Téhéran.
- Yémen : Houthis, auteurs d’attaques contre des navires civils et militaires en mer Rouge.

Enjeux internes et sécurité nationale
L’ex-général a également évoqué les défis sécuritaires internes. Il appelle à un plan de désarmement national face à la présence de « centaines de milliers d’armes illégales » dans le pays. Selon lui, la restauration de l’ordre intérieur sera une priorité après toute confrontation régionale.
Une inquiétude partagée dans la région
Cette succession de signaux intervient dans un climat régional tendu, marqué par des frappes attribuées à Israël en Syrie, des attaques de drones en mer Rouge et des menaces verbales répétées entre Téhéran et Tel-Aviv. Plusieurs observateurs évoquent une « phase de pré-guerre », bien que ni Israël ni l’Iran n’aient confirmé une escalade imminente.
© ALG247.COM avec Israel Hayom (conférence « Renforcer le Nord », janvier 2026), Reuters, The Times of Israel, AFP, Ynet News, Institut d’études de sécurité nationale (INSS, rapport 2025)







