Iran–États-Unis : le Corps des Gardiens de la Révolution défie Washington après le déploiement américain dans le Golfe
Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a rejeté mercredi les récentes menaces américaines, qualifiant l’envoi d’un porte-avions dans le Golfe d’« ancienne méthode » de pression psychologique. Téhéran affirme garder le contrôle total de la situation militaire et avertit que « les forces iraniennes détermineront la fin du conflit ».
Dans un communiqué diffusé le 28 janvier 2026 par les médias officiels iraniens, le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a vivement réagi au renforcement de la présence militaire américaine au Moyen-Orient. Washington aurait récemment envoyé un porte-avions supplémentaire dans le Golfe, dans un contexte de tensions accrues après plusieurs attaques contre des intérêts occidentaux dans la région.
Le CGRI a qualifié cette démarche d’« instrument de propagande » et a accusé les États-Unis de chercher à « fabriquer un climat de guerre » pour influencer l’opinion publique iranienne.
Les déclarations du CGRI interviennent après plusieurs jours de tensions régionales, marquées par une escalade verbale entre Téhéran et Washington. Selon les autorités américaines, le déploiement naval vise à « prévenir de nouvelles provocations iraniennes » et à « protéger la liberté de navigation » dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part importante du pétrole mondial.
La République islamique estime pour sa part que cette présence militaire constitue une « provocation directe » et une « guerre psychologique » contre l’Iran.
Le CGRI a affirmé que « les menaces américaines ne reflètent pas la réalité du terrain », soulignant que « l’expérience de la guerre de douze jours » (une référence probable à un récent épisode militaire non précisé) avait démontré « l’échec du recours à la force contre l’Iran ».
« Nos forces armées contrôlent pleinement la situation et disposent de plans opérationnels pour chaque scénario de l’ennemi », a indiqué le communiqué. Les responsables militaires iraniens ont ajouté que « l’Iran possède la capacité de définir la fin de toute confrontation militaire ».
Cette confrontation rhétorique s’inscrit dans un contexte géopolitique tendu marqué par la multiplication des attaques contre des bases américaines en Irak et en Syrie, attribuées par Washington à des groupes proches de Téhéran. Depuis la fin de 2025, les États-Unis ont renforcé leur dispositif naval et aérien au Moyen-Orient, évoquant un risque de déstabilisation régionale.
L’Iran, lui, cherche à démontrer sa capacité de dissuasion en multipliant les manœuvres militaires et les déclarations de fermeté. Ce face-à-face rappelle les épisodes de tension ayant suivi la mort du général iranien Qassem Soleimani en 2020, où la rivalité entre les deux pays avait failli dégénérer en affrontement direct.
Aucune médiation n’est pour l’instant engagée entre Téhéran et Washington. Les deux capitales maintiennent une ligne de communication minimale via des intermédiaires régionaux, notamment Oman et le Qatar. Les observateurs estiment que la suite dépendra de l’évolution de la situation sur le terrain en Irak et en Syrie, où les intérêts américains et iraniens continuent de se croiser.
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