Israël : une crise de santé mentale sans précédent
Israël traverse une détresse psychologique massive touchant près de deux millions de personnes, civils et soldats confondus, après deux ans de guerre à Gaza. Cette situation révèle une pénurie aiguë de services de santé mentale, avec une hausse des addictions et des suicides.
Le quotidien israélien Yedioth Ahronoth a alerté sur l’ampleur de la crise, estimant que deux millions d’Israéliens, dont de nombreux militaires, requièrent un soutien psychologique étatique. Cette détresse s’exacerbe depuis octobre 2023, date du début des hostilités à Gaza. Des médias locaux rapportent une augmentation marquée des traumatismes, des dépendances aux drogues et des cas de suicide parmi les soldats et les civils.
La guerre à Gaza a amplifié une crise structurelle du système de santé mentale israélien. Avant le conflit, une personne sur dix franchissait le seuil de dépendance ; aujourd’hui, ce ratio atteint une sur quatre. Les infrastructures peinent à absorber la pression, avec des délais d’attente prolongés et un manque sévère de thérapeutes. Les experts notent que les troubles les plus graves émergent souvent post-conflit, menaçant les générations futures.
La professeure Merav Roth, psychologue clinicienne, observe quotidiennement une population résiliente mais déprimée après deux ans de guerre. Les services comme Clalit, principal assureur santé, ont vu les prescriptions de psychotropes bondir de 11% dès octobre 2023. L’organisation ERAN rapporte plus de 500 000 demandes d’aide psychologique depuis le 7 octobre 2023. Par ailleurs, 170 000 soldats sont inscrits à des programmes de soins psychologiques.
La chaîne publique KAN a recensé 279 tentatives de suicide et 36 suicides confirmés chez les soldats depuis octobre 2023. Le ministre de la Santé a qualifié cette période de « pire crise de santé mentale de l’histoire d’Israël ». Des survivants de traumatismes et des psychologues avertissent d’une « catastrophe à venir », soulignant l’effondrement de familles et de communautés entières.
Données et chiffres clés
- Près de 2 millions de personnes en détresse psychologique.
- 170 000 soldats en programmes de soins.
- 500 000+ demandes d’aide via ERAN depuis octobre 2023.
- Hausse de 11% des psychotropes en un mois (octobre 2023).
- 36 suicides et 279 tentatives chez les soldats.
Ces chiffres proviennent de rapports médiatiques et institutionnels récents.
La pénurie de personnel qualifié aggrave la situation, avec des infrastructures saturées. Les appels à l’aide ont explosé : l’ONG Natal est passée de 25 à 1 200 demandes quotidiennes post-7 octobre. Cette crise touche l’ensemble de la population, exposée à des violences imprévisibles comme les attaques de missiles.
Dans le contexte du conflit israélo-palestinien, prolongé à Gaza, la santé mentale israélienne pâtit d’une exposition continue aux hostilités. Des analyses antérieures, dès fin 2023, évoquaient déjà une « crise psychologique profonde » au sein de la société. Les trêves temporaires ont révélé des fractures, avec des scènes d’échanges de prisonniers qualifiées de « torture psychologique nécessaire ».
Les autorités reconnaissent la gravité sans annoncer de mesures précises à ce stade. Les experts insistent sur la nécessité d’anticiper les effets à long terme. Le système de santé mentale reste sous tension, avec un recours croissant aux lignes d’assistance et aux bénévoles formés en urgence.
On sait que la guerre a multiplié les cas de détresse par des facteurs structurels et conjoncturels. Les données chiffrées proviennent de médias et d’organisations comme KAN ou ERAN. On ignore les évolutions précises post-novembre 2025, ainsi que l’impact exact sur les civils non recensés.
Israël affronte une crise de santé mentale d’ampleur inédite, documentée par des sources locales fiables. Près de deux millions de personnes sont affectées, dans un contexte de pénurie de ressources et de prolongation du conflit à Gaza.
ALG247.COM (avec agences et médias cités : Anadolu Ajansı, Yedioth Ahronoth, KAN, ERAN)







