Danemark. Mette Frederiksen : « Le système mondial est fini »
La Première ministre danoise Mette Frederiksen a déclaré mercredi que l’ordre mondial connu depuis 80 ans a pris fin et ne reviendra pas. Elle appelle les États-Unis et l’Europe à s’unir face aux menaces sur la sécurité arctique, tandis que le Groenland rejette les pressions extérieures.
Mette Frederiksen, Première ministre du Danemark, s’est exprimée mercredi lors d’une conférence de presse conjointe avec Jens Frederik Nielsen, Premier ministre du Groenland. L’événement s’est tenu à l’université Sciences Po Paris. Elle a affirmé que « le système mondial que nous connaissons et pour lequel nous avons lutté pendant 80 ans est terminé, et je ne pense pas qu’il reviendra ».
Frederiksen a insisté sur la nécessité d’une coopération entre les États-Unis et l’Europe. « La meilleure voie pour progresser est de s’unir, car nous partageons les préoccupations sur la sécurité de l’Arctique », a-t-elle ajouté. Elle a pointé du doigt la Russie, estimant que « la Russie ne veut pas la paix avec l’Europe ».
Par ailleurs, les deux dirigeantes ont annoncé des visites en Allemagne et en France dès mardi prochain. Ces déplacements visent à rallier un soutien face aux initiatives du président américain Donald Trump.
Le Danemark et le Groenland font face à des tensions croissantes liées à l’Arctique, région stratégique riche en ressources naturelles et au cœur des rivalités géopolitiques. Le Groenland, territoire autonome danois, refuse de céder aux pressions extérieures, notamment celles visant à influencer sa souveraineté.
Ces déclarations interviennent après des semaines de différend diplomatique entre le Danemark et les États-Unis, deux membres fondateurs de l’OTAN. Initialement militaire, le conflit s’est déplacé vers le domaine diplomatique.
Mette Frederiksen dirige le gouvernement danois depuis 2022. Elle représente le Danemark au sein de l’OTAN et défend les intérêts arctiques de son pays. Jens Frederik Nielsen, Premier ministre du Groenland, incarne la position ferme de l’île face aux ingérences étrangères.
Donald Trump, réélu président des États-Unis en novembre 2024 et investi en janvier 2025, exerce une pression sur le Groenland. Ses efforts s’inscrivent dans une stratégie américaine pour contrôler des positions stratégiques en Arctique.
Aucune réaction immédiate n’a été rapportée de la part de la Maison Blanche ou du Kremlin. L’université Sciences Po Paris a accueilli l’événement sans commentaire officiel supplémentaire. Les visites prévues en Allemagne et en France pourraient susciter des déclarations européennes.
La sécurité de l’Arctique oppose grandes puissances : États-Unis, Russie, Chine et pays européens. La fonte des glaces ouvre des routes maritimes et des ressources en minerais rares, exacerbant les tensions. L’unité transatlantique, pilier de l’OTAN, est mise à l’épreuve par ces divergences.
Le refus du Groenland de « s’incliner » devant les pressions souligne les limites de l’influence américaine dans la région. Cela pourrait redéfinir les équilibres au sein de l’Alliance atlantique.
L’Arctique compte huit États riverains, dont le Danemark via le Groenland. La Russie contrôle 53% des côtes, tandis que les États-Unis possèdent l’Alaska. Les revendications chevauchent sur les plateaux continentaux, avec des incidents récents impliquant des sous-marins et des avions.
Le Danemark a annoncé en janvier 2026 un investissement de 90 milliards de couronnes pour sa défense arctique. Cela renforce sa posture face aux ambitions russes et américaines.
On sait que Frederiksen lie explicitement la fin de l’ordre mondial aux menaces arctiques et russes. Les visites en Europe de l’Ouest sont confirmées pour mardi.
On ignore les détails précis des demandes adressées à Trump et les réponses attendues des alliés européens. L’impact sur l’OTAN reste à préciser.
Mette Frederiksen et Jens Frederik Nielsen poursuivent leurs efforts diplomatiques pour consolider le soutien européen. Le Groenland maintient sa position souveraine face aux pressions.
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