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dimanche, novembre 30, 2025

Saad Bouakba placé en garde à vue après des propos polémiques sur le “trésor du FLN”

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Saad Bouakba placé en garde à vue après des propos polémiques sur le “trésor du FLN”

Le journaliste algérien Saad Bouakba a été de nouveau placé en garde à vue à Alger, à la suite de déclarations controversées faites dans un podcast au sujet de ce qui connu sous l’appellation de “trésor du FLN”.

Une plainte aurait été déposée contre lui par la fille de l’ancien président Ahmed Ben Bella, qui juge diffamatoires ses propos.

Selon plusieurs sources médiatiques, cette nouvelle affaire relance le débat sur la liberté d’expression et la répression des voix critiques en Algérie.

Les propos qui ont déclenché la polémique

Lors d’une émission diffusée en ligne, Saad Bouakba aurait évoqué l’existence de fonds du Front de libération nationale (FLN) restés dans des comptes bancaires en Suisse après l’indépendance de l’Algérie en 1962. Ces fonds auraient été récupérés par certaines personnalités fortes du FLN d’alors, selon lui. Des affirmations, jugées offensantes par la famille de feu Ahmed Ben Bella, l’ancien président algérien cité par le journaliste à propos de cette affaire, ont conduit à une plainte pour diffamation.

Le journaliste a ensuite été convoqué puis placé en garde à vue par les services de sécurité.

Aucune communication officielle n’a encore été publiée concernant la nature précise des accusations ni la durée de la mesure de garde à vue.

Les réactions autour de l’affaire

L’arrestation de Bouakba a suscité de nombreuses réactions dans les milieux journalistiques et parmi les défenseurs des droits humains. Plusieurs organisations locales et internationales dénoncent un climat d’intimidation croissant envers les médias en Algérie.

Des observateurs estiment que cette affaire s’inscrit dans une série d’arrestations visant des journalistes, militants et opposants politiques depuis plusieurs mois. Les autorités invoquent régulièrement la lutte contre la “désinformation” ou la “diffamation” pour justifier ces mesures, tandis que les ONG y voient une restriction de la liberté d’expression.

Un climat de tension autour des libertés publiques

La situation des droits de l’homme en Algérie reste préoccupante, selon diverses organisations internationales. Les détentions pour délit d’opinion, les poursuites judiciaires contre des journalistes et le blocage de sites d’information ont été signalés à plusieurs reprises par Reporters sans frontières et Amnesty International.

Malgré les appels au respect du pluralisme et de la liberté de la presse, aucune amélioration notable n’a été constatée à ce jour. Le pouvoir algérien continue de maintenir une politique stricte à l’égard des discours jugés critiques de l’État ou de ses institutions.

Le placement en garde à vue de Saad Bouakba illustre les tensions persistantes entre les autorités et les médias en Algérie. Au-delà de la polémique autour du “trésor du FLN”, cette affaire symbolise plus largement les difficultés rencontrées par les journalistes dans l’exercice de leur métier dans un climat de rétrécissement très important des libertés publiques.

ALG247.COM (avec agences)

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