El Oued : arrestation de Hadj Djamel Haiour après une vidéo sur la grève des routiers
Les services de sécurité ont interpellé le citoyen Hadj Djamel Haiour à El Oued, après la diffusion d’une vidéo documentant une grève de chauffeurs de camions contre la nouvelle loi sur la circulation routière en Algérie. La séquence, datée du 1er janvier 2026, appelait à transmettre les revendications des protestataires à la Présidence de la République.
Selon des informations relayées par une organisation de défense des droits humains, les services de sécurité de la wilaya d’El Oued ont procédé à l’arrestation de Hadj Djamel Haiour à la suite de la mise en ligne d’une vidéo tournée le 1er janvier 2026. Dans cet enregistrement, le citoyen filme une grève de chauffeurs de camions protestant contre la nouvelle loi sur la circulation routière et relaie leur message à destination des autorités centrales.
La vidéo montre des conducteurs de poids lourds rassemblés dans le cadre d’un mouvement de protestation qui touche le secteur des transports, avec des camions à l’arrêt et des revendications exprimées contre les dispositions jugées contraignantes de la nouvelle législation. Le contenu inclut un appel explicite à transmettre les doléances des grévistes à la Présidence de la République, présenté comme une démarche pacifique de plaidoyer.
Le mouvement évoqué dans la vidéo s’inscrit dans une grève de chauffeurs de camions signalée dans différentes régions du pays, en réaction à l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi sur la circulation routière en Algérie. Les transporteurs dénoncent notamment le durcissement de certaines sanctions et l’impact de ces mesures sur leurs conditions de travail et leur activité économique.
Cette grève affecte le secteur des transports routiers de marchandises, avec des perturbations sur certains axes et centres de regroupement de camions, selon les témoignages relayés sur les réseaux sociaux et par des ONG. Les protestataires revendiquent une révision ou un assouplissement de la loi, ainsi qu’un dialogue avec les autorités pour prendre en compte la réalité du terrain.
L’arrestation de Hadj Djamel Haiour intervient dans un contexte où la diffusion de contenus liés à des mouvements sociaux et à des grèves fait l’objet d’une surveillance accrue sur les plateformes numériques. Les organisations de défense des droits humains s’inquiètent régulièrement des poursuites ou interpellations visant des citoyens pour des publications en ligne liées à l’exercice de la liberté d’expression et de réunion pacifique.
En Algérie, le cadre légal encadrant les rassemblements publics, les mouvements de grève et la diffusion de contenus jugés sensibles est au cœur de débats entre autorités, syndicats et acteurs de la société civile. Les juristes soulignent l’enjeu de concilier l’ordre public, la sécurité routière et la protection des droits fondamentaux, notamment la liberté d’informer sur des revendications sociales.
À ce stade, les informations publiées ne détaillent pas officiellement les chefs d’inculpation retenus contre Hadj Djamel Haiour ni le calendrier précis des procédures judiciaires éventuellement engagées. Les ONG appellent généralement à la transparence sur la situation des personnes interpellées dans ce type de dossier, ainsi qu’au respect des garanties de procès équitable prévues par la loi.
L’évolution de ce dossier dépendra des décisions des autorités judiciaires et sécuritaires, ainsi que d’éventuelles réactions d’associations, de collectifs de transporteurs ou de défenseurs des droits humains. Cette affaire s’inscrit plus largement dans le suivi des tensions sociales autour de l’application de la nouvelle loi sur la circulation routière et de ses conséquences pour les professionnels du transport.
L’arrestation de Hadj Djamel Haiour à El Oued est directement liée à la diffusion d’une vidéo documentant une grève de chauffeurs de camions et portant un message adressé à la Présidence de la République. Ce cas illustre les tensions actuelles entre contestation sociale, encadrement sécuritaire et liberté d’expression dans le contexte de la réforme de la circulation routière en Algérie.






