Finale CAN 2025 : la serviette d’Édouard Mendy au cœur d’une polémique
Le Sénégal a conquis dimanche sa deuxième Coupe d’Afrique des nations en battant le Maroc 1-0 après prolongation, à Rabat. Une controverse autour de la serviette du gardien sénégalais Édouard Mendy a marqué cette finale disputée sous une pluie battante.
Un scénario de légende au Prince-Moulay-Abdellah
Plus de 66 000 spectateurs ont rempli le stade Prince Moulay Abdellah de Rabat pour assister à la finale de la CAN 2025. Le Sénégal l’emporte 1-0 face au Maroc grâce à un but de Pape Gueye à la 94e minute de prolongation, une frappe en lucarne imparable.
Yassine Bounou, gardien marocain, a multiplié les arrêts spectaculaires, dont un penalty repoussé sur Brahim Díaz peu avant la pause.
La rencontre, interrompue par une averse diluvienne, a vu le Maroc dominer en seconde période sans concrétiser. Le Sénégal, diminué par les absences de Kalidou Koulibaly et Habib Diarra, a su résister et renverser le cours du jeu en prolongation.
Ce sacre, le deuxième après 2021, consacre les Lions de la Téranga comme champions d’Afrique.
Vols répétés de la serviette de Mendy
Au milieu de cette intensité, un incident récurrent a capté l’attention : les tentatives répétées de ramasseurs de balles et de joueurs marocains pour subtiliser la serviette blanche d’Édouard Mendy, gardien titulaire sénégalais.
Yehvann Diouf, son remplaçant, s’est interposé à plusieurs reprises pour la protéger, allant jusqu’à se faire plaquer au sol par un ramasseur.
Achraf Hakimi, capitaine marocain, a lancé l’objet derrière les panneaux publicitaires. Ismaël Saibari a également bloqué sa remise à Mendy sous la pluie incessante.
Ces gestes, filmés par les caméras, ont provoqué l’indignation des supporters sénégalais et une vague de réactions sur les réseaux sociaux.
Superstition et folklore des réseaux sociaux
Les images virales ont rapidement donné naissance à des rumeurs : la serviette contiendrait-elle un “grigri”, talisman protecteur ? Des internautes ont rapproché l’incident de la demi-finale maroco-nigériane, où le gardien Stanley Nwabali avait subi des vols similaires de sa propre serviette.
Yehvann Diouf a dédramatisé : “Pour moi, c’était juste des serviettes pour sécher les gants et le visage, avec un peu de folklore autour.”
Aucune preuve ne valide ces spéculations superstitieuses. Le Maroc, malgré ces polémiques, a reçu le prix du fair-play de la CAN, une distinction contestée par certains observateurs.
L’arbitre gambien Omar Trobo n’a pas sanctionné ces interruptions mineures du jeu.
Contexte d’une CAN marocaine mouvementée
Organisée au Maroc du 21 décembre 2025 au 19 janvier 2026, cette CAN a battu des records d’affluence malgré les intempéries. Le pays hôte, favori après sa demi-finale de Coupe du monde 2022, visait un premier titre continental.
Le Sénégal, tenant du titre depuis 2021, confirme sa domination récente sur le continent.
Ces incidents rappellent les tensions inhérentes aux grands matchs africains, où le fair-play sportif côtoie parfois des gestes impulsifs. La CAF n’a pas commenté publiquement la polémique pour l’instant.
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