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jeudi, janvier 15, 2026

Trump : « Je n’ai pas besoin du droit international »

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Trump : « Je n’ai pas besoin du droit international »

Donald Trump, président des États-Unis, a affirmé jeudi dans une interview au New York Times que seule sa morale personnelle limite ses pouvoirs en politique étrangère. Il rejette explicitement le droit international comme contrainte.

Le président américain Donald Trump s’est exprimé dans un long entretien accordé au New York Times et publié le 7 janvier 2026. Interrogé sur les limites de son autorité en matière de frappes militaires à l’étranger, il a répondu sans ambages : « Il n’y a qu’une seule limite : ma propre morale. Ma propre raison. C’est la seule chose qui puisse m’arrêter. Je n’ai pas besoin du droit international. ».​

Ces propos interviennent dans un contexte tendu, une semaine après la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces spéciales américaines, le 3 janvier. L’opération, baptisée « Absolute Resolve », a mobilisé plus de 150 appareils et abouti à l’exfiltration de Maduro et de son épouse vers les États-Unis, où ils font face à des accusations de narcotrafic.​

Un pouvoir « pratiquement illimité »

Trump a insisté sur l’étendue de ses prérogatives constitutionnelles en politique étrangère. « Mon pouvoir est pratiquement illimité », a-t-il déclaré, nuançant toutefois que les États-Unis respectent le droit international – mais selon sa propre interprétation.​

Le locataire de la Maison Blanche s’est autoproclamé « président de la paix », malgré des interventions récentes au Venezuela, en Iran, au Nigeria et des menaces répétées sur le Groenland. Son conseiller Stephen Miller évoque un monde régi par la « puissance et la force ».​

Les États-Unis ne sont pas parties à la Cour pénale internationale. Ils ont imposé des sanctions contre cette juridiction en 2025, après des enquêtes sur l’Afghanistan et Israël.

Réactions en Europe et à l’ONU

L’Union européenne a appelé au respect de la Charte des Nations unies. La haute représentante Kaja Kallas a plaidé pour « calme et retenue », soutenue par 26 des 27 États membres – la Hongrie s’abstenant.

Le chancelier allemand a qualifié l’évaluation juridique de l’opération vénézuélienne de « complexe ». Emmanuel Macron a salué la fin de la « dictature » de Maduro, sans condamner explicitement la méthode américaine.

À l’ONU, le secrétaire général António Guterres et la porte-parole des droits de l’homme ont rappelé l’interdiction d’user de la force contre l’intégrité territoriale d’un État. Le Conseil de sécurité a débattu de l’intervention américaine.

Enjeux stratégiques au Venezuela et au Groenland

Depuis la capture de Maduro, Trump administre le Venezuela par intérim et annonce la remise de 30 à 50 millions de barils de pétrole aux États-Unis. Il a disqualifié l’opposante María Corina Machado pour la transition.​

Sur le Groenland, des menaces militaires persistent, malgré le soutien européen au Danemark. Ces déclarations soulignent une doctrine unilatérale, centrée sur la souveraineté américaine.​

Les propos de Donald Trump interrogent les équilibres mondiaux. L’Europe cherche à concilier alliance atlantique et multilatéralisme.

ALG247.COM

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