Minneapolis : la mort de Renee Good ravive le débat sur les tirs de l’ICE
La mort de Renee Good, 37 ans, abattue par un agent de l’immigration à Minneapolis, relance aux États-Unis la controverse sur l’usage de la force létale par les services fédéraux. Au moins 14 incidents impliquant des tirs de l’ICE et de la Border Patrol, dont plusieurs mortels, sont recensés depuis mi-2025.
Selon Statista, des manifestations éclatent à Minneapolis après la mort de Renee Good, 37 ans, touchée mortellement par un agent d’Immigration and Customs Enforcement (ICE) la veille.
La victime, mère de trois enfants, devient le nouveau visage d’une controverse persistante sur la légitimité du recours à la force armée par les services de l’immigration.
Les médias américains indiquent qu’environ 2 000 policiers et agents fédéraux sont déployés à Minneapolis dans le cadre de la politique de durcissement contre l’immigration clandestine menée par le président Donald Trump.
Cette intensification des opérations s’inscrit dans la seconde administration Trump, marquée par une multiplication des opérations d’arrestation et de contrôle aux frontières et à l’intérieur du territoire.
Une série de tirs mortels récents
Les données compilées par le média d’investigation The Trace, reprises par Statista, indiquent au moins 14 cas où des agents de l’ICE ou de Customs and Border Protection (CBP) ont tiré sur des civils depuis mi-2025, dont quatre incidents mortels.
Ces chiffres montrent que le cas de Minneapolis s’inscrit dans une série plus large d’épisodes impliquant l’usage d’armes à feu par les forces de l’immigration, au cœur d’un débat national récurrent.
Le 31 décembre 2025, Keith Porter Jr. est tué à Northridge, dans la région de Los Angeles, par un agent de l’ICE hors service, alors qu’il tire en l’air avec un fusil pour célébrer le Nouvel An, selon des témoins.
Le département de la Sécurité intérieure (DHS) évoque de son côté une réaction à une « situation de tireur actif », illustrant le décalage entre versions officielles et témoignages.
Le 11 décembre 2025, un agent de la Border Patrol abat un Mexicain de 31 ans, dont le nom n’est pas encore rendu public, lors d’une opération près de Rio Grande City, au Texas, alors que l’homme tente de fuir.
Le 12 septembre 2025, Silverio Villegas-Gonzalez, 38 ans, est tué par un agent de l’ICE lors d’un contrôle routier, l’agence affirmant qu’il a résisté à son arrestation.
Toujours selon The Trace, au moins cinq civils ont été blessés par balles lors d’incidents impliquant l’ICE ou la CBP depuis le 14 juin 2025.
Cinq autres épisodes recensés font état de coups de feu tirés par des agents sans qu’aucune personne ne soit atteinte, ce qui nourrit néanmoins les critiques sur les règles d’engagement.
L’enchaînement de ces affaires soulève à nouveau aux États-Unis la question du cadre légal et opérationnel qui encadre le recours aux armes à feu par les agents de l’immigration.
Organisations de défense des droits civiques et élus d’opposition demandent un renforcement de la transparence, des enquêtes systématiques et un contrôle accru de ces services fédéraux.






