Le maire de New York interdit le groupe extrémiste sioniste Betar
Le mouvement sioniste radical Betar a été interdit à New York après une enquête pour harcèlement et incitation à la violence contre des Palestiniens, musulmans, Noirs et juifs antisionistes. Son activité sera désormais soumise à une surveillance stricte pendant trois ans.
Le maire de New York et le Bureau du Procureur général (OAG) ont annoncé la dissolution du groupe Betar USA, une organisation sioniste ultranationaliste fondée dans les années 1920 mais devenue ces dernières années un foyer d’activisme violent. Cette décision exceptionnelle intervient après une enquête ayant révélé une série d’agressions ciblées contre des personnes palestiniennes, arabes, musulmanes et même juives antisionistes.
Selon le rapport publié par la procureure générale Letitia James, le Betar a organisé des campagnes de harcèlement et de menaces lors de manifestations pro-palestiniennes à New York. Le groupe aurait aussi encouragé la violence sur les réseaux sociaux, notamment en se félicitant d’attaques contre des Palestiniens et en publiant des messages justifiant la mort de civils à Gaza.
Aux termes de l’accord avec l’OAG, le Betar est désormais interdit d’incitation à la violence ou au harcèlement, et une surveillance administrative sera imposée pendant trois ans. L’organisation encourt une amende de 50 000 dollars avec sursis en cas de manquement à ces conditions.
La procureure a dénoncé une campagne « illégale et discriminatoire » visant à terroriser les communautés et à museler la liberté d’expression des défenseurs des droits palestiniens. Cette sanction constitue l’une des rares dissolutions administratives de groupes extrémistes opérant aux États-Unis sous couvert d’activisme religieux ou communautaire.
Alors que la Ligue de défense juive (LDJ), issue d’un courant similaire, est interdite depuis plusieurs années aux États-Unis, ces organisations restent actives en France, notamment à Paris, où elles opèrent sous les appellations LDJ France ou Unité juive. Malgré de nombreuses accusations de violences contre des militants pro-palestiniens, elles n’y ont jamais été dissoutes.
Cette décision des autorités new-yorkaises marque un tournant dans la lutte contre les mouvements extrémistes prônant la haine raciale ou religieuse, dans un contexte international tendu autour de la guerre à Gaza et de la montée des discours radicaux sur les réseaux sociaux.
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