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jeudi, janvier 15, 2026

Kaïs Saïed et la crise politique en Tunisie

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Kaïs Saïed face à la montée des manifestations en Tunisie

Des manifestations contre l’injustice et pour les libertés secouent Tunis début janvier 2026, à l’approche du 15e anniversaire de la révolution de 2011. Le régime de Kaïs Saïed réprime les opposants politiques, alimentant les tensions sociales.​

La Tunisie commémore le 14 janvier 2026 les quinze ans de la chute de Zine El-Abidine Ben Ali. Un soulèvement populaire, parti des régions intérieures, a renversé la dictature en moins d’un mois. L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a basculé dans l’opposition, tandis que l’armée refusait de tirer sur les manifestants, causant environ 300 morts.​ Ce mouvement a brisé le mur de la peur dans le monde arabe, inspirant les printemps arabes en Égypte, Libye et ailleurs.

Le Front de salut national (FSN), coalition d’opposition, a appelé à manifester le 10 janvier 2026 devant la piscine du Belvédère à Tunis. Plusieurs centaines de personnes, militants et citoyens, ont défilé vers l’avenue Habib Bourguiba sous le slogan « l’injustice est un appel à la révolte ».​

Les participants exigent la libération des détenus politiques, l’arrêt des poursuites judiciaires et une justice indépendante. Ils dénoncent un recul des libertés publiques sous Kaïs Saïed.​ Entre 1 500 et 2 000 personnes ont participé, selon des estimations relayées.​​

La diaspora tunisienne s’est aussi mobilisée à Paris le 10 janvier 2026. Les manifestants réclament le respect de l’État de droit et la fin des poursuites politiques. Ils soutiennent les actions en Tunisie pour les droits civils. Ces rassemblements expriment un rejet des dérives autoritaires et un attachement aux acquis démocratiques de 2011.

L’UGTT prépare une grève générale le 21 janvier 2026. Elle revendique un dialogue social réel, la défense des droits syndicaux et le rejet d’une hausse salariale restée marginale dans la loi de finances 2026.

​La centrale syndicale dénonce une fermeture des canaux de concertation par le pouvoir. Elle reste toutefois ouverte à la négociation malgré l’escalade.

Depuis 2021, Kaïs Saïed a suspendu le Parlement, marquant une crise politique prolongée. Les autorités mènent des arrestations d’opposants, militants et journalistes. En 2025, une quarantaine de personnalités ont écopé de peines lourdes, jusqu’à 66 ans de prison. Human Rights Watch et l’ONU critiquent l’instrumentalisation judiciaire et Amnesty International alerte sur une dérive autoritaire et une muselière des voix dissidentes.

Les manifestations actuelles surviennent dans un climat économique tendu. Le régime accuse les critiques étrangères d’ingérence et la situation reste volatile, avec des risques d’embrasement social avant l’anniversaire révolutionnaire.​

ALG247.COM

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