Gaza : désignation controversée du « Conseil de la paix » et rejet palestinien
La Maison Blanche a dévoilé la composition du « Conseil de la paix » et du Comité national pour l’administration de Gaza, dans le cadre du plan Trump. Ces nominations, soutenues par plusieurs alliés, font l’objet d’un rejet catégorique des factions palestiniennes.
Désignation du « Conseil de la paix » à Gaza
Vendredi, la Maison Blanche a annoncé la création du « Conseil de la paix » et du Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), marquant la deuxième phase du plan américain en 20 points. Ces organes doivent coordonner la reconstruction du territoire et sa transition administrative après le cessez-le-feu d’octobre 2025.
Le Dr Ali Sha’ath, ancien vice-ministre palestinien de la Planification, est nommé à la tête du NCAG. Présenté par Washington comme un technocrate « respecté et pragmatique », il est chargé de restaurer les services publics, de relancer les infrastructures et d’assurer la stabilité institutionnelle du territoire.
Le Conseil exécutif, organe de supervision, regroupe plusieurs figures internationales : Hakan Fidan (Turquie), Steve Witkoff et Jared Kushner (États-Unis), Tony Blair (Royaume-Uni), Reem Al-Hashimy (Émirats arabes unis), Ali Al-Thawadi (Qatar), Hassan Rashad (Égypte), ainsi que Nickolay Mladenov, Yakir Gabay et Sigrid Kaag.
Le président Donald Trump assure lui-même la présidence du « Conseil de la paix », entouré notamment de Marco Rubio, Marc Rowan, Ajay Banga et Robert Gabriel, afin de superviser la transition politique et économique de Gaza.
Contexte du plan Trump pour Gaza
Annoncé en septembre 2025, le plan américain avait permis un cessez-le-feu en octobre après des mois d’affrontements. Il prévoit le retrait graduel des forces israéliennes, la démilitarisation de Gaza et la mise en place d’une administration transitoire soutenue par une coalition régionale.
La phase deux, entamée le 14 janvier 2026, place la gestion du territoire sous la responsabilité du NCAG, avec un appui logistique international. L’objectif affiché est la reconstruction économique et l’établissement d’une gouvernance stable avant un transfert complet aux Palestiniens.
Rejet unanime du camp de la résistance palestinienne
Les factions de la résistance palestinienne, notamment le Hamas et le Jihad islamique, rejettent unanimement la démarche américaine. Elles dénoncent le plan Trump comme une « tutelle étrangère » visant à neutraliser la résistance et à imposer un contrôle international sur Gaza en collaboration avec israël.
Depuis décembre 2025, ces groupes réclament la création d’une administration purement palestinienne, sans ingérence extérieure, qu’ils considèrent comme la seule option légitime pour la gouvernance du territoire. Selon leurs déclarations, la désignation du NCAG et du « Conseil de la paix » représente une nouvelle forme de domination coloniale.
Le Hamas a confirmé la poursuite de consultations nationales entre les différentes factions afin de définir une réponse coordonnée et maintenir la cohésion interne face au plan américain.
Réactions internationales et perspectives
Le Conseil de sécurité de l’ONU avait validé le plan Trump en novembre 2025 par la résolution 2803, adoptée malgré les abstentions de la Chine et de la Russie. L’Autorité palestinienne, dirigée par Mahmoud Abbas, soutient le NCAG comme une étape de transition pragmatique, tandis que l’Égypte, le Qatar et la Turquie ont salué la nomination d’Ali Sha’ath.
Israël, pour sa part, a accepté la mise en œuvre sous conditions strictes de sécurité, mais plusieurs observateurs soulignent les risques d’instabilité liés à la défiance persistante entre les différentes parties.
Alors que la reconstruction de Gaza s’amorce, le fossé demeure profond entre les objectifs affichés par Washington et la revendication palestinienne d’une souveraineté intégrale sur le territoire.
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