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jeudi, janvier 15, 2026

États-Unis–Chine : Washington veut encadrer les rôles au Venezuela

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États-Unis–Chine : Washington veut encadrer les rôles au Venezuela

Les États-Unis envisagent un partage encadré des rôles avec la Chine au Venezuela, en laissant une place aux échanges commerciaux tout en gardant la main sur les flux pétroliers et en refusant tout contrôle majeur de Pékin sur le pays latino‑américain. Washington compte en parallèle sur une montée en puissance rapide des compagnies pétrolières américaines, notamment Chevron, dans le secteur énergétique vénézuélien.

Le secrétaire à l’Énergie américain Chris Wright affirme qu’il existe un « équilibre » possible entre Washington et Pékin au Venezuela, à condition que les États-Unis restent l’acteur dominant du secteur pétrolier. Il mise sur une expansion rapide des activités de Chevron et d’autres majors américaines pour accompagner la réorganisation des flux de brut vénézuéliens.​

Washington veut rester dominant au Venezuela

Le secrétaire à l’Énergie Chris Wright déclare qu’il y a « de la place pour équilibrer les rôles » des États-Unis et de la Chine au Venezuela, notamment pour permettre le commerce et les investissements. Il précise cependant que Washington n’acceptera pas que Pékin exerce un contrôle majeur sur le pays ni qu’il en fasse un « État client ».​

Selon ses propos relayés par plusieurs médias américains, Wright estime que les États-Unis doivent rester le partenaire principal de Caracas et conserver la domination sur les flux pétroliers vénézuéliens. Dans ce cadre, il juge possible une présence chinoise « de long terme » tant que l’État de droit est garanti par Washington et que le contrôle des exportations d’hydrocarbures reste entre les mains américaines.​

Place limitée mais acceptée pour la Chine

Chris Wright affirme qu’un équilibre peut être trouvé dans lequel le Venezuela a pour principal partenaire les États-Unis tout en maintenant des échanges commerciaux avec la Chine. Il insiste toutefois sur la volonté américaine d’empêcher que Caracas ne se tourne exclusivement vers Pékin pour financer son industrie pétrolière et sa dette.​

Les liens énergétiques entre Caracas et Pékin reposent notamment sur des livraisons de brut servant au remboursement d’une partie de la dette vénézuélienne vis‑à‑vis de la Chine, estimée à plusieurs milliards de dollars. Les mesures américaines récentes sur le pétrole vénézuélien menacent une partie de ces flux vers les raffineries chinoises dites « teapot » et renforcent le levier de Washington sur les exportations du pays.

Rôle accru des majors américaines

Le secrétaire à l’Énergie indique s’attendre à une montée en puissance rapide des activités de Chevron au Venezuela, bénéficiant de licences américaines élargies pour produire et exporter davantage de brut. Des discussions sont en cours avec Washington pour étendre encore ces autorisations afin d’augmenter les volumes expédiés vers les raffineries américaines, adaptées au pétrole lourd vénézuélien.​

Chris Wright cite également l’intérêt de ConocoPhillips et d’ExxonMobil pour jouer un rôle « constructif » sur le marché vénézuélien si les conditions réglementaires et politiques s’y prêtent. Il affirme avoir échangé avec les dirigeants des grandes compagnies pétrolières américaines ces derniers jours, certains se disant déçus de ne pas avoir été conviés à une réunion sectorielle à la Maison Blanche.​

Enjeux géopolitiques et énergétiques

La stratégie américaine au Venezuela s’inscrit dans un objectif plus large de limitation de l’influence de puissances extérieures, en particulier la Chine, sur les ressources naturelles du continent américain. Le contrôle des exportations de brut vénézuélien est ainsi présenté par Washington comme un enjeu de sécurité nationale et de stabilité régionale.

Cette approche intervient alors que les États-Unis cherchent à sécuriser leurs approvisionnements en pétrole lourd et à réduire la dépendance aux autres producteurs instables. Pour le Venezuela, l’ouverture accrue au capital américain pourrait offrir un débouché plus stable pour son industrie pétrolière, au prix d’une marge de manœuvre réduite face à Pékin.​

Les déclarations de Chris Wright confirment la volonté de l’administration Trump de conserver une position dominante au Venezuela tout en tolérant une présence économique chinoise limitée. La recomposition en cours du secteur pétrolier vénézuélien repose ainsi sur un renforcement des acteurs américains et une supervision étroite des flux de brut par Washington.​

ALG247.COM avec Agences

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