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mardi, janvier 20, 2026

Conseil de la paix de Trump à Gaza : un néocolonialisme économique ?

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Conseil de la paix de Trump à Gaza : un néocolonialisme économique ?

Donald Trump lance un Conseil de la paix chargé de la reconstruction de Gaza. L’accès à un siège permanent exige un versement d’un milliard de dollars en espèces. Cette condition alimente les accusations de marchandage lucratif sous couvert de paix.​

Conditions d’accès et financements privés

Les États candidats versent un milliard de dollars pour obtenir un siège permanent au Conseil de la paix. Les contributeurs temporaires bénéficient de trois ans de participation sans frais supplémentaires. Donald Trump a fixé ce tarif pour mobiliser des capitaux privés destinés à la reconstruction de Gaza, évaluée à 70 milliards de dollars.​

Le président américain préside l’instance et dispose d’un droit de veto sur les décisions. Les réunions plénières se tiennent au moins une fois par an, à Washington ou à Dubaï. Cette structure repose sur des investissements privés, à l’exclusion des fonds publics onusiens.​

Des analystes y décèlent un mécanisme de privatisation de la souveraineté palestinienne. Le Hamas dénonce un retour au colonialisme économique, où l’accès à la gouvernance s’achète.​

Composition du comité exécutif

Le comité exécutif réunit Marco Rubio, Steve Witkoff, Jared Kushner et Tony Blair. Le Qatar et la Turquie y siègent déjà. Donald Trump a invité Vladimir Poutine, Giorgia Meloni et Recep Tayyip Erdogan à rejoindre l’instance.​

Un comité technocratique palestinien de 15 membres, présidé par Ali Shaath, assure une administration provisoire de Gaza. Ce groupe exclut les formations politiques comme le Hamas. Israël conserve le contrôle des frontières et de l’espace aérien.​

Plusieurs observateurs relèvent la prépondérance d’hommes d’affaires américains du secteur immobilier au sein du comité. Witkoff et Kushner, promoteurs milliardaires, dominent les discussions stratégiques. Des commentateurs parlent d’un « comité colonial trumpiste » orienté vers l’exploitation foncière.

Mandat élargi et silences stratégiques

Le Conseil vise la reconstruction de Gaza, le renforcement de la gouvernance et la stabilisation régionale. Sa charte omet toute mention explicite de l’enclave palestinienne au profit d’une « paix mondiale ». Cette formulation vague suscite des interrogations sur des ambitions géopolitiques étendues.​

Le plan à 20 points adopté en 2025 prévoit une démilitarisation complète, une force de stabilisation internationale et des appels d’offres ouverts. Des projets d’extension de Gaza en mer, pour créer de nouvelles terres, attirent les investisseurs. Les ressources gazières et touristiques de la région focalisent les attentions.​

Des experts estiment que ce modèle contourne les Nations unies au profit d’une gouvernance financée par le privé. Il concurrence les instances multilatérales traditionnelles.​

Réactions internationales

La France décline l’invitation, estimant que le Conseil évite les cadres multilatéraux existants. Le Quai d’Orsay privilégie l’action onusienne. Israël conteste la composition du comité exécutif, faute de consultation préalable.​

Le Hamas rejette l’ensemble du dispositif comme une « liquidation de la cause palestinienne ». Des ONG palestiniennes y voient une forme de néocolonialisme économique. L’Arabie saoudite reste en retrait, sans engagement ferme.​

Mediapart évoque une « ère d’impérialisme technocratique ». Le site A l’Encontre décrit les acteurs comme des « milliardaires de l’immobilier » spéculant sur les ruines de Gaza, à l’image des mandats coloniaux du siècle dernier.​

Contexte de la reconstruction

Gaza fait face à des destructions massives après deux ans de conflit. La Banque mondiale chiffre les besoins à 70 milliards de dollars. Le Conseil coordonne les services publics essentiels et les investissements transitoires.​

Des entreprises américaines et de leurs alliées devraient dominer les appels d’offres. Le plan impose une démilitarisation stricte et une présence internationale limitée. Les frontières demeurent sous contrôle israélien.​

ALG247.COM

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