Algérie : un million de moutons importés pour l’Aïd el-Adha 2026
L’Algérie va importer un million de moutons pour l’Aïd el-Adha 2026, dans le cadre d’une décision du président Abdelmadjid Tebboune visant à soutenir le marché national du bétail et à contenir les prix pour les ménages.
Le Premier ministre Sifi Ghrieb annonce que l’Algérie recourt pour la deuxième année consécutive à l’importation d’un million de moutons en prévision de l’Aïd el-Adha 2026, attendu à la fin du mois de mai. Cette mesure répond à la flambée persistante des prix du mouton local, liée notamment à la sécheresse et au coût élevé des aliments pour bétail.
Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Yacine Oualid, reçoit instruction de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour lancer l’opération d’importation. Le communiqué officiel ne précise pas encore le calendrier détaillé des arrivages ni les circuits de distribution, qui doivent être organisés dans les prochaines semaines.
L’importation massive vise à augmenter l’offre de bétail sur le marché afin de limiter la spéculation et de proposer des moutons à un prix plus accessible pour les familles algériennes. En 2025, une opération similaire avait permis à de nombreux ménages d’accomplir le sacrifice à un coût jugé plus abordable par rapport aux ovins locaux.
En 2025, l’Algérie avait déjà importé environ un million de moutons pour l’Aïd el-Adha, principalement depuis l’Espagne et la Roumanie, afin de compléter une production nationale insuffisante. Le prix de vente des moutons importés avait alors été fixé autour de 40 000 dinars la tête, contre des prix dépassant largement ce niveau pour le bétail local.
Pour 2026, les autorités n’ont pas encore communiqué de prix officiel pour les moutons importés, mais le coût du mouton local reste élevé, avec des montants variant entre 80 000 et 150 000 dinars selon les régions et la qualité de l’animal. La nouvelle opération d’importation est donc présentée comme un outil de stabilisation des prix à l’approche de l’Aïd el-Adha, dans un contexte de pression sur le pouvoir d’achat.






