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dimanche, novembre 30, 2025

Trump gracie l’ex-président hondurien Juan Orlando Hernández

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Trump gracie l’ex-président hondurien Juan Orlando Hernández

Le président américain Donald Trump a annoncé accorder un pardon complet à Juan Orlando Hernández, ex-président du Honduras condamné à 45 ans de prison pour trafic de drogue. Cette décision, à deux jours des élections honduriennes, suscite des réactions vives au Honduras et aux États-Unis.

Annonce de Trump sur Truth Social

Donald Trump, président des États-Unis, a déclaré vendredi 28 novembre 2025 sur son réseau Truth Social accorder un « pardon total et complet » à Juan Orlando Hernández. Il justifie ce choix par un traitement « excessivement dur et injuste » infligé à l’ex-chef d’État hondurien, sur avis de personnes qu’il respecte.

Trump lie cette grâce à son soutien pour Nasry « Tito » Asfura, candidat du Parti national au scrutin présidentiel du 30 novembre au Honduras. Il menace de couper l’aide américaine si Asfura ne l’emporte pas.

Condamnation de Hernández en 2024

Juan Orlando Hernández dirigea le Honduras de 2014 à 2022. Extradé aux États-Unis en 2022, il fut déclaré coupable en mars 2024 par un tribunal de New York de narcotrafic et possession d’armes.​

La justice américaine prouva son rôle dans le trafic de plus de 400 tonnes de cocaïne, avec des pots-de-vin de millions de dollars des cartels, dont celui d’El Chapo. En juin 2024, il écopa de 45 ans de prison ferme et 8 millions de dollars d’amende.​​

Le juge qualifia son régime de collaboration hypocrite avec les trafiquants malgré une rhétorique anti-drogue.

Contexte électoral au Honduras

L’annonce survient avant les élections du 30 novembre 2025, opposant Asfura, du parti de Hernández, à d’autres candidats. Trump vise à influencer le vote en faveur de la droite conservatrice.​

Au Honduras, le Parti national célèbre cette grâce comme un acte de justice. Des critiques y voient une ingérence étrangère.

Réactions politiques et internationales

La présidente Xiomara Castro réaffirme la souveraineté hondurienne et promet des élections transparentes, sans commentaire direct sur la grâce. Elle met en avant les progrès macroéconomiques reconnus par le FMI.​​

Aux États-Unis, démocrates et militants anti-drogue dénoncent une contradiction avec la lutte de Trump contre les cartels. Joaquin Castro pointe la responsabilité de Hernández dans des morts d’Américains.

Des analystes craignent un précédent pour la clémence exécutive et les relations régionales.

Ce pardon potentiel annule une condamnation majeure et redessine les dynamiques États-Unis-Honduras. Il teste les limites de la coopération anti-narcotrafic en Amérique centrale.

ALG247.COM (avec agences)

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