Donald Trump annonce la déclassification des documents gouvernementaux sur les ovnis et la vie extraterrestre, suite aux déclarations de Barack Obama qui ont suscité un vif intérêt public. Cette décision relance un débat récurrent aux États-Unis sur la transparence des autorités face aux phénomènes aériens non identifiés.
Le président américain Donald Trump a promis, jeudi 19 février 2026, de déclassifier les dossiers relatifs aux ovnis, aux phénomènes aériens non identifiés (UAP) et à toute forme de vie extraterrestre. Dans un message publié sur Truth Social, il a indiqué avoir donné des instructions au secrétaire à la Défense – désigné dans son texte comme « secrétaire à la Guerre » – ainsi qu’à d’autres agences fédérales compétentes, pour identifier et rendre publics ces documents classifiés. Cette annonce intervient dans un contexte de regain d’intérêt pour le sujet, provoqué par les propos tenus quelques jours plus tôt par l’ancien président Barack Obama.
Interrogé dans un podcast le 14 février, Barack Obama avait répondu sur un ton mi-sérieux mi-plaisant à une question sur l’existence des extraterrestres : « Ils existent, mais je ne les ai jamais vus. Et ils ne sont pas détenus à la zone 51. » Ces déclarations, reprises par de nombreux médias, ont rapidement fait le buzz sur les réseaux sociaux et dans la sphère médiatique américaine. À bord de l’Air Force One le jour même de son annonce, Donald Trump a accusé son prédécesseur d’avoir divulgué des « informations classifiées » en abordant publiquement ce thème sensible. Ainsi, ce qui pouvait passer pour une boutade est devenu, aux yeux du locataire de la Maison Blanche, un motif suffisant pour agir.
L’initiative de Donald Trump s’inscrit dans une séquence précise d’événements remontant à la mi-février. Les propos d’Obama, prononcés lors d’une interview décontractée, ont été amplifiés par des extraits viraux sur les plateformes numériques, atteignant des millions de vues en quelques heures. Parallèlement, des vidéos et témoignages récents d’observations d’objets volants non identifiés ont refait surface, alimentant les spéculations publiques.
Le président républicain, connu pour son usage fréquent des réseaux sociaux, a réagi en soulignant « l’immense intérêt manifesté » par l’opinion, justifiant ainsi une démarche inédite de transparence. Dans son communiqué, Trump précise que les agences concernées – dont le département de la Défense – devront entamer « le processus d’identification et de publication » des fichiers gouvernementaux. Il évoque des thèmes précis : la vie alien et extraterrestre, les UAP, les ovnis, ainsi que « toute autre information liée à ces questions complexes mais extrêmement intéressantes et importantes ». Toutefois, aucune échéance ferme n’est mentionnée, et le terme « secrétaire à la Guerre », anachronique, semble refléter le style idiosyncratique du dirigeant. Dès lors, cette promesse soulève des interrogations sur la rapidité et l’étendue effective des déclassifications à venir.
Ce n’est pas la première fois que des documents sur les ovnis sont rendus publics aux États-Unis. Dès les années 1940, avec le projet Blue Book ou les audiences du Congrès en 2022-2023, des rapports ont été divulgués, souvent sans preuves irréfutables d’origine extraterrestre. Les autorités ont régulièrement attribué ces phénomènes à des technologies humaines avancées, comme des drones ou des exercices militaires. Néanmoins, l’annonce de Trump se distingue par son ampleur potentielle et son timing politique.
L’intérêt américain pour les objets volants non identifiés remonte à la Guerre froide, époque où la menace d’espionnage soviétique dominait les priorités sécuritaires. Des incidents comme celui de Roswell en 1947 ont nourri une culture conspirationniste persistante, amplifiée par des films et des théories du complot sur la zone 51 au Nevada. Par ailleurs, des programmes officiels tels que l’Advanced Aerospace Threat Identification Program (AATIP), lancé en 2007 sous George W. Bush, ont collecté des données sur des milliers de cas, majoritairement inexpliqués selon les rapports du Pentagone publiés en 2021.
Dans ce cadre, les déclarations d’Obama s’inscrivent dans une lignée de prises de position présidentielles prudentes. Bill Clinton et George W. Bush avaient eux aussi évoqué des dossiers secrets sans en révéler le contenu. Aujourd’hui, avec des rivaux géopolitiques comme la Chine et la Russie développant des technologies hypersoniques, les UAP représentent un enjeu stratégique autant que scientifique. Au-delà de la quête d’extraterrestres, Washington scrute ces phénomènes pour détecter d’éventuelles menaces terrestres déguisées.
Récemment, des pilotes de l’US Navy ont témoigné devant le Congrès d’observations d’objets défiant les lois de la physique connues, comme des accélérations impossibles ou des submersion marines instantanées. Ces éléments, documentés par la Task Force UAP du Pentagone, ont conduit à des lois obligeant la transparence accrue depuis 2023. Le contexte actuel renforce la pression publique pour que les agences comme la CIA ou la NSA partagent leurs archives.
Donald Trump, réélu en novembre 2024 et investi en janvier 2025, dirige personnellement cette initiative depuis la Maison Blanche. Son administration, marquée par un retour au pouvoir des républicains, met en avant une posture de rupture avec les précédentes gestions démocrates, accusées de rétention d’informations. Barack Obama, bien que retraité de la politique active, reste une figure influente dont les interventions médiatiques pèsent lourd dans le débat public américain.
Du côté institutionnel, le département de la Défense pilotera vraisemblablement les opérations, en coordination avec la NASA et le directeur du renseignement national. Des figures comme David Grusch, ancien officier ayant témoigné en 2023 sur des programmes secrets de récupération de « non-humains », pourraient être sollicitées pour expertise. Des médias comme Politico, Time ou France 24 couvrent l’événement en temps réel, assurant une diffusion mondiale immédiate.
Les agences fédérales, habituées à des déclassifications partielles, devront toutefois naviguer entre transparence et secrets défense. Selon des observateurs, des lobbies scientifiques et ufologiques, comme le Mutual UFO Network (MUFON), saluent l’annonce tout en exhortant à une vérification indépendante des documents. Dans ce contexte, la crédibilité des révélations dépendra largement de la rigueur du processus engagé.
Cette déclassification soulève des enjeux multiples, à commencer par la sécurité nationale. Les UAP pourraient en effet masquer des avancées technologiques d’adversaires comme Pékin ou Moscou, dont les drones hypersoniques interrogent les capacités radar américaines. Le Pentagone a classé plusieurs incidents comme « non explicables par des technologies étrangères connues », invitant à une vigilance accrue plutôt qu’à des hypothèses extraterrestres hâtives.
Sur le plan sociétal, l’annonce risque d’alimenter les théories du complot, particulièrement dans une Amérique polarisée où 40% de la population croit à une dissimulation gouvernementale, selon des sondages Gallup récents. Elle pourrait stimuler les investissements dans l’astronomie et la recherche spatiale, avec des implications pour la NASA et des entreprises comme SpaceX. Néanmoins, des sceptiques, dont des physiciens comme Michio Kaku, rappellent que l’absence de preuves matérielles solides – comme des artefacts ou des signaux radio – tempère l’enthousiasme.
Cette affaire met en lumière les tensions entre science et politique. Des universités comme Harvard ou le SETI Institute appellent à un examen rigoureux des données, évitant les dérives sensationnalistes. Les enjeux transcendent le simple buzz médiatique pour toucher à la crédibilité même des institutions démocratiques.
À court terme, les agences fédérales devraient publier un premier lot de documents dans les semaines à venir, potentiellement incluant des vidéos, rapports d’observation et analyses techniques. Le Congrès, via son comité sur le renseignement, pourrait organiser des auditions pour superviser le processus et éviter toute censure résiduelle. Des fuites contrôlées sur Truth Social ou ailleurs pourraient précéder les communiqués officiels, dans la lignée des méthodes trumpiennes.
Internationalement, des alliés comme la France – via le GEIPAN – ou le Royaume-Uni pourraient être consultés pour des données croisées, renforçant une coopération globale sur les UAP. En revanche, des retards bureaucratiques ou des classifications persistantes pour motifs sécuritaires restent plausibles. L’opinion suivra de près les premières publications pour évaluer la teneur réelle des révélations promises.
Cette affaire pourrait aussi influencer la campagne des midterms de 2026, où les républicains miseront sur la transparence pour contrer les démocrates. Selon des analystes politiques, un contenu jugé décevant risquerait de relancer les accusations de « deep state ».
Donald Trump a formellement instruit ses agences de déclassifier les dossiers sur les ovnis et la vie extraterrestre le 19 février 2026, en réponse aux déclarations de Barack Obama et à l’intérêt public. Les détails opérationnels émergeront dans les prochaines semaines, tandis que le Pentagone et d’autres entités fédérales entament le processus. Cette démarche marque une étape supplémentaire dans la quête de transparence sur un sujet qui fascine l’Amérique depuis des décennies.
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