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dimanche, novembre 30, 2025

Syrie : Bachar al-Assad hospitalisé en Russie après un empoisonnement présumé, il est sorti indemne

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MOSCOU – 12 octobre 2025.
L’ancien président syrien, Bachar al-Assad, exilé en Russie depuis la chute de son régime en décembre 2024, a été hospitalisé à Moscou à la suite d’un empoisonnement présumé. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), il a survécu à l’incident et a quitté l’hôpital neuf jours plus tard.

Hospitalisation en état critique

D’après un rapport publié par l’OSDH le 2 octobre et cité par plusieurs médias internationaux, Bachar al-Assad aurait été admis le 20 septembre dans un hôpital situé près de Moscou, dans un état critique et placé en soins intensifs.
L’organisation basée à Londres, qui s’appuie sur un réseau de sources locales, précise que seuls deux proches ont été autorisés à lui rendre visite : son frère Maher al-Assad et Mansour Azzam, ancien secrétaire aux affaires présidentielles.

Selon les informations recueillies par l’OSDH, l’ancien chef d’État aurait été empoisonné à son domicile, une villa située dans la région de Moscou où il vit sous haute surveillance des autorités russes.
Il aurait quitté l’hôpital le 29 septembre, son état de santé étant désormais jugé stable.

Les circonstances restent floues

L’origine exacte de l’empoisonnement n’a pas été déterminée.
Une source anonyme citée par l’Observatoire indique qu’il ne s’agirait pas d’une simple intoxication alimentaire, mais bien d’un empoisonnement ciblé.
« Seul celui qui a commis l’acte sait si l’objectif était d’éliminer Assad ou d’embarrasser le gouvernement russe », précise le rapport de l’organisation.

Plusieurs hypothèses sont évoquées, dont celle d’une tentative de discréditer Moscou, alors que le Kremlin assure la protection de l’ancien dirigeant syrien depuis son exil.
Selon l’OSDH, cette attaque pourrait avoir visé à « suggérer que le président Poutine est incapable de protéger » son allié, sans toutefois impliquer directement le gouvernement russe dans les faits.

Silence du Kremlin et absence de confirmation officielle

Le Kremlin n’a pas commenté l’affaire à ce stade.
Aucune déclaration officielle n’a été publiée par les autorités russes ni par les proches de l’ancien président syrien.
L’information, initialement relayée sur les réseaux sociaux fin septembre, n’avait alors pas été confirmée.

Plusieurs médias, dont Libération, L’Orient-Le Jour et le Sun, ont repris le rapport de l’OSDH, soulignant le caractère sensible de l’affaire, dans un contexte de forte tension diplomatique autour du rôle de la Russie au Moyen-Orient.

Un exil sous haute surveillance

Depuis la chute de son régime en décembre 2024, Bachar al-Assad vit en exil en Russie, sous la protection directe du Kremlin.
Ses déplacements sont limités et il ne reçoit que de très rares visiteurs.
Surnommé « le Boucher de Damas » pour la répression menée durant la guerre civile syrienne, l’ancien chef d’État syrien avait déjà été la cible de plusieurs tentatives d’assassinat selon des sources occidentales.

L’OSDH rappelle que l’enquête sur l’empoisonnement est toujours en cours et qu’aucun suspect n’a été identifié à ce jour.


ALG247.COM avec Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), Libération, L’Orient-Le Jour, The Sun, dépêches d’agences.

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